J'avais promis de partager davantage de documents, voici un nouveau texte. Il s'agit du discours prononcé lors de ma confirmation doctorale, le 24 juin 2014 à La Cambre. Les moments qui l'ont précédée ont été d'une rare intensité, tout occupés par une décomposition complète de ce qui fait (est) une exposition.

Doctorants en Art et sciences de l'art, je n'allais pas me soumettre à l'exercice classique de soutenance, assis gentiment face à mon jury, dans un lieu exigu en lisant religieusement un discours soigneusement préparé. Non, il s'agissait ici d'un événement en trois temps, comme trois étapes, signifiés par une occupation particulière de l'espace. Le public pénétrait au 11ème étage de 427 Avenue Louise, à l'atelier de photographie. Dans un couloir en forme de « L », j'articulais les travaux de mes débuts. Le public était ensuite invité à s'asseoir, pour écouter une présentation d'environ 45 minutes. J'y faisais état de toute une série de postulats, de résultats et d'une impasse pratique, de laquelle je me suis sorti en acquérant un recul théorique. Je crois que c'est véritablement à ce moment là que j'ai compris ce qui liait intimement pratique et théorie.

Cette présentation était le « pont conceptuel » nécessaire pour atteindre le dernier volume de l'atelier, soigneusement fermé au public par une cordelette. Les jalons théoriques ainsi posés, nous pouvions apprécier les derniers développement de mes recherches plastiques, informées, bien évidemment, par mes recherches théoriques. Il s'agissait là de ma série Hraun, que vous pouvez apprécier sur mon site web.

Voici donc ce court texte, quelque peu revisité pour trouver une forme hybride entre pure expression orale et expression écrite.

07-l_epuisement_du_visible.pdf